''Mais des établissements ou des soirées privées, constituées uniquement de véritables échangistes, triolistes ou Libertins relève de l’utopie. Phénomène de mode, lieux attirants, recherche désespérée d’une nouvelle sexualité sont autant de raisons qui attirent dans les établissements une autre catégorie de visiteurs.
Au regard des problèmes et des tensions qu’ils peuvent provoquer dans une soirée et du fait qu’ils sont souvent les premiers à parler publiquement du libertinage sans en être (ceux qui en parlent le plus…) je n’ai aucun scrupule à les qualifier de « Parasites du libertinage »''


LES PARASITES ou LES « JAIRIENAFOUTREICI »

lourdingus.jpgTout comme les Libertins, les «jairienàfoutreici» peuvent être des couples ou des femmes seules. Les hommes de cette famille appartiennent eux à la famille très spécifique des « Lourdingus Libertinus » (cf. Le Libertinus Lourdingus)

Mais à la différence de ces derniers, on ne les reconnaît pas aussi facilement. Je ne peux que vous donner quelques pistes qui vous permettront de les repérer dans un établissement…


Les chiens de faïence
chiendefaience.jpg Ils arrivent dans le club, se servent un verre et se posent dans un canapé. La terre tremblerait qu’ils ne bougeraient pas d’un iota, comme figés pour l’éternité. Seuls les stimulus de survie nocturne permettent de déceler la vie chez eux, les « 3 ettes » : buvette, toilette, cigarette.
Si d’aventure vous tentez de nouer la conversation avec eux (car parfois ils peuvent être mignons) leurs réponses sont évasives. Visiblement, vous les mettez mal à l’aise.

Si le hasard a fait que vous démarriez une partie de jambe en l’air à proximité d’eux, le fait de croiser leur regard perdu aura le même effet que celui de la mythique méduse, vous vous sentez presque coupable de prendre du plaisir. Alors, ne les regardez pas, ou alors seulement dans le reflet d’un miroir…

A leur décharge, en dehors de vous plomber l’ambiance d’une soirée, ils ne sont pas nocifs.


Le couple fashionista
fashionista.jpg On leur a dit que c’était très « in » de fréquenter les clubs libertins. Alors, ils ont foncé. Et tant qu’à faire, se sont habillés en conséquence. Pour lui, tenues digne d’un défilé de Jean-Paul Gautier, sans parler des accessoires et de la coupe de cheveux. Pour elle, maquillage, silicone et tenues qui rendraient verte de jalousie une starlette américaine du X.
Il faut dire que la plupart du temps, ils sont assez beaux. Mais ça s’arrête là. Ou alors, au mieux, dans un sursaut de libido, ils iront s’enfermer seuls dans une pièce isolée et coupée des regards pour s’ébattre à huis clos.
L’un des deux meurt peut-être d’envie de partir avec une fille. Elle rêve peut-être de se retrouver entourée de mâles rugissants. Mais ni l’un ni l’autre ne le sait ni veut le savoir. L’important, c’est qu’ils soient là, c’est « in ». Hors de question qu’un homme seul (ou une femme) approche madame. Ou alors, elle l’allumera pour le plaisir sachant qu’elle n’ira jamais plus loin. Poussée par la mode « Britney embrasse Madonna », madame plongera peut-être sa langue dans la bouche d’une fille qu’elle aura jugé aussi belle qu’elle. Sans plus.
Cela suffira à ce couple pour s’exciter pendant des semaines. A condition qu’ils aient des rapports. Car cela fait transpirer, couler le maquillage et en plus ça décoiffe…

Vous les trouverez dans tous les haut lieux du libertinage. Néfastes car cela générera beaucoup de frustrations de la part des véritables libertins qui se demandent ce qu’ils font là…

Les paumés (couples ou femmes)
critiques.jpg Leur attitude ressemble un peu à celle des fashionistas, le côté glamour en moins. Ils ne sont pas libertins, c’est pour eux un établissement comme les autres alors il n’y a pas de raison qu’ils s’habillent différemment que pour leurs sorties habituelles.
Mais à la différence des fashionistas, ils commentent. Ils critiquent. Ils s’indignent. Qu’une fille passe topless devant eux et ils pouffent de rire. Qu’une femme porte une maille transparente et ils trouveront qu’elle est trop grosse ou qu’elle n’a pas assez de poitrine. Qu’un groupe commence à s’ébattre près d’eux et ils trouveront cela dégoûtant car l’établissement dispose de chambres pour cela.
Si vous souhaitez (ou entamez) une conversation avec eux, vous découvrirez qu’ils ne comprennent pas, et ne souhaitent pas comprendre, comment on peut ne pas être jaloux.
Combien ils sont choqués par la nudité. Combien la sodomie est une pratique dégoûtante et combien un gang bang est dégradant pour une femme. Ne parlons même pas de la bissexualité. Par contre, ils ont très certainement un « ami homo » quelque part en réserve histoire de vous démontrer combien eux aussi ont l’esprit ouvert.

Ils sont le nouveau tourisme de masse du libertinage. L’équivalent de ces hordes voyageant par charter en Afrique ou en Asie pour ramener des souvenirs. Mais qui râleront sur la nourriture locale et s’indigneront du fait que le chien soit encore au menu de l’alimentation en Chine.

La pire espèce des « parasites du libertinage ». Car ils viennent en sachant pertinemment ce qui les attend. Ils rentrent avec des idées préconçues et repartent avec les mêmes, illustrées de détails « vécus » qu’ils ne manqueront pas d’amplifier et de déformer. Pour en parler autour d’eux bien plus que ne le fait un véritable libertin.

Aux premiers signes qui vous indiquent que vous avez à faire à un couple ou une femme paumée, poussez les à la porte. La meilleure des méthodes étant de les mettre mal à l’aise en ayant des attitudes et des pratiques très, mais alors très poussées à juste quelques centimètres d’eux. Laissez faire Dame Nature et Monsieur Frustration, ils partiront, pestant…


Miss « J’voudrais bien mais j’peux point »
depressive.jpg Déjà que les filles seules sont rares !!! Elle est pourtant venue avec plein de bonnes intentions. Parfois même, habillée sexy. Qu’elle soit bi, hétéro ou lesbienne, la même histoire pour cette catégorie : après l’allumage, la séduction et peut-être le passage à l’action, vous voilà devenu(e) son psychiatre/confident attitré(e) …

3 variantes tout de même pour cette perverse créature :

  • La « j’annonce la couleur » : elle vous a attirée. Vous l’avez rejointe. Mais au bout de 5 minutes, elle vous parle de ses ex, de sa séparation, de combien elle se sent fragile et perdue. Bonne poire, consolez-là (pas trop longtemps) et disparaissez… Pervers(e), saoulez-là et profitez-en, mais attention, passez à la 3ème variante…
  • La « je craque en plein dedans » : la phase de séduction s’est bien déroulée, vous êtes tous deux chauds comme de la braise et filez dans un coin. Tout s’annonce parfaitement bien quand soudainement, « apocalypse now », elle fond en larmes… Évidemment, vous arrêtez, partagé(e) entre votre le désagréable coïtus interrompus et la culpabilité. Elle vous avoue son mal être, elle a pensé à un(e) autre… Allez ! On se rhabille, on la console 2 minutes et on file !!!
  • La miss culpabilité : Tout s’est assez bien déroulé, puis elle fond en larmes ou débite une blabotte à vous saturer les neurones sur ses ex, son malheur, elle aurait jamais du faire cela (si vous l’avez incité par la boisson, vous êtes un salaud, c’est bien mérité, assumez)


A éviter tout de même… Si vous voyez une femme seule, parlez lui d’abord de ses mœurs et soyez directs. Ce sera du temps de gagné…



CONCLUSION

Les vieux routards du libertinage trouveront que ces pages ne leur apportent rien de nouveau. Tant mieux, je ne suis pas tombée à côté de la plaque.
Mais je souhaite que ceux qui débutent, ou mieux encore, que ceux qui sont persuadés d’être libertins sachent utiliser à bon escient ces paragraphes pour préserver l’image du libertinage, éviter les pièges et les déboires et surtout profiter un maximum de ce qui, au delà d’un manière de vivre, est aussi une manière de penser…

Pensez à êtres honnêtes avec votre partenaire et surtout, avec vous-mêmes.
Ne vous forcez jamais à faire ce dont vous n’avez pas envie.
Et en matière de sexe, quoi que vous fassiez, faites-le toujours et uniquement par plaisir.

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